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Jōnin
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Kumo Gakure
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๑ Vestiges d'une vie révolue

le Ven 8 Avr - 12:45






๑ Vestiges d'une vie révolue ๑
[Miyako]


Triste journée que celle-ci, le tonnerre grondant dans le ciel, personne n’était bien motivé à faire quoi que ce soit et je devais avouer que c’était la même chose pour moi. Soupirant, les pieds sur le bureau, un dosser dans mon unique main, je lisais un rapport de mission que la Raikage n’avait pas besoin de lire. Je m’occupais des petites équipes de Genin depuis déjà plusieurs heures et je commençais à gentiment saturer. Gentiment, je me redressait, m’étirant de tout mon long avant de placer mon sabre dans mon dos. Il était temps de prendre ma pause et aujourd’hui, j’allais accomplir quelque chose qui me tenait à cœur depuis déjà plusieurs années. Chaque semaine, toujours le même jour et presque tout le temps en fin de journée, il se rendait à l’hôpital de Kumo.

Durant les premières années, c’était un geste tout à fait normal pour moi, j’avais fait une promesse et je devais surveiller une jeune enfant qui, après la mort de ses deux parents n’avait plus aucune famille. Son père qui n’était autre que mon ancien Sensei m’avait fait promettre le jour de mon passage au rang de Jonin de toujours surveiller son enfant et de la prendre sous mon aile une fois qu’elle pourrait être en âge de faire ce qu’elle voulait de sa vie. Malheureusement, il mourut dans des circonstances étranges et sa femme ne tarda pas à suivre. J’aurais voulu m’occuper de l’enfant, mais je ne pouvais que la mettre dans un hôpital, étant devenue trop dangereuse autant pour elle que pour les autres personnes.

Sa prédisposition au Genjutsu provoquait de nombreuses illusions et avait blessés des gens. Depuis lors, même malgré mes blessures il y a de cela trois ans. C’est une lourde tache que mon ancien me donna, mais je fais ce qu’il faut pour honorer sa mémoire, attendant patiemment le jour ou elle pourrait se contrôler ou bien lorsque je devrais le lui apprendre. Je ne suis vraiment pas doué en Genjutsu, mais je dois faire ce qu’il faut pour elle, elle qui a tout perdue et qui ne sait même pas qu’il lui reste une personne sur qui compter. Quittant donc la tour de la Raikage, je pris la direction de la clinique ou se trouvait la jeune demoiselle qui était aujourd’hui âgée de seize ans.

Je déplorais une telle vie, mais certaines personnes n’avaient pas eu de chance et elle n’en avait clairement pas eu. Me présentation aux infirmières à l’entrée, je pris la direction de la chambre de la jeune femme, sachant pertinemment ou elle se trouvait. Pas besoin de rentrer à l’intérieur, je voulais juste voir comment elle se portait. Lorsque Sensei était encore des nôtres, je l’avais rencontré, elle n’était qu’une toute petite enfant, mais je pouvais encore reconnaître les traits de sa mère et de son père sur son visage. Contre toute attente, une infirmière me rattrapa pour m’annoncer que cela faisait déjà une semaine que ma petite protégée n’était plus ici.

๑ Et vous contiez me prévenir quand ?! Ou est-elle maintenant ?

Tout d’un coup, l’inquiétude et l’énervement monta d’un cran et fort heureusement pour l’infirmière, elle répondit rapidement que sa petite « protégée » était dans son ancienne maison. Grognant, je pris la direction des anciens quartiers de ma jeunesse afin d’en avoir le cœur net. Si elle était introuvable, il y allait avoir un très gros problèmes. Sans perdre un instant, je réapparu devant une demeure qui remémora de bien heureux et terribles souvenirs. Un passé que je n’aimais plus, un passé qui me rappelait de bien bons souvenirs que je ne voulais plus voir même dans mes rêves les plus agréables. Poussant la porte, vestige d’un passé révolu, je cherchais des yeux la personne désirée.

๑ Miyako ?

Se trouvait elle encore en ces lieux ou errait-elle dans les sombres rues du village.


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Re: ๑ Vestiges d'une vie révolue

le Ven 8 Avr - 13:35


L'on m'avait libéré. J'étais sortie de cette antre, cette prison froide et violente qui m'avait élevé durant de longues années. J'étais de nouveau seul et dehors. J'avais passé tellement de temps à moitié drogué ou inconsciente, que j'étais incapable de parler. J'avais tous simplement oublié. Je n'étais sorti qu'une fois des décombres de ma maison. Et c'était uniquement pour essayer d'être normal. Mais rien n'a faire, je suffoquais à l'air libre, la liberté, la réalité me tuait. J'avais les cheveux court à présent. Une sorte de cadeau de sortie de l'hôpital. Mais ça ne m'avait pas changée.

J'avais faim, mais je ne savais plus me nourrir, j'avais oublié les gestes de la vie courante. Je n'étais plus. Alors, je n'avais pas lutté davantage. J'étais rentrée chez moi, ou ce qui en resté. Je n'avais pas bougée. Je fixais le mur qui me faisait face, ce mur avec cette photo d'une famille décimé.

L'obscurité gagna la pièce pour la quittée peu après. Le monde bougeait, et moi non. J'avais oublié la faim et la fatigue. J'avais oublié d'exister. À quoi bon ?! Personne ne me cherchait. J'étais seul et je le serais à jamais. Plus la moindre motivation, plus envie d'être ou de devoir. Pour finir, je m'isolais de nouveau dans mes rêves. Mon esprit reprenant les rênes de ma vie. J'avais besoin d'être là où je pouvais exister. J'avais besoin d'être là où je pouvais maîtriser le monde. Cette obscure clarté qu'était mon esprit. Ce monde noir et sans avenir où seul mon être pouvait survivre et sauver les autres. J'avais perdu la notion du temps depuis plusieurs jours. J'avais perdu la réalité. Je me plongeais corps et âme dans un univers que moi seul connaissait. J'oubliais. Je n'existais plus. Je n'étais plus rien.

J'avais complètement sombré dans la démence lorsque la réalité me ramena à elle. Brutalement. Sans prévenir. Un retour au vrai si violent que mon esprit se défendit seul. L'on avait prononcé mon prénom, quelqu'un était rentré ici. Dans l'antre du malheurs. Cette personne allait subir mon esprit. Entrer ici, c'est ne plus en sortir. Ainsi, l'inconnu plongea inconsciemment dans l'irréel. Le monde se refermait autour de lui. Mon esprit déformé la réalité pour en créer une nouvelle. Je ne maîtrisais plus rien. La peur et la douleur guidaient de nouveau ma vie.

Les portes disparurent petit-à-petit, puis les fenêtres, plongeant alors la maison dans l'obscurité la plus complète. Les ténèbres de mon âme. Qui pouvait me connaître, qui pouvait se permettre de m'appeler par mon prénoms. Qui ?

Je sombrais à mon tour dans la démence, me perdant moi aussi dans le lieu que je venais de créer. Le mur derrière moi n'était plus. Peu-à-peu mes dons m'échappèrent à nouveau. J'avais créé ce que je ne pouvais maîtriser. Cédant peu-à-peu à la panique, je cherchais désespérément à reprendre le contrôle. En vain. Me redressant je parcourus les murs à la recherche d'une sortie, de quelque chose pour m'échapper de là. Mais rien. Et puis mes doigts touchèrent quelque chose de froids. Une chose qui se brisa sous mes doigts, créant une douleur que je ne connaissais que trop bien. Et puis, quelque chose de chaud courut le long de mon bras, laissant grandir la douleur.

Complètement terrifier, je m'écroulais sur le sol dans un hurlement de détresse. À vouloir me protéger de la réalité, je m'en éloignais davantage... J'avais besoin d'eux, de mon père, de ma mère, de leurs bras, j'avais besoin d'eux ... Mais j'étais seul.

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Re: ๑ Vestiges d'une vie révolue

le Ven 8 Avr - 21:43






๑ Vestiges d'une vie révolue ๑
[Miyako]


Tout était calme ici, seule ma voix ricocha sur les quelques murs restants de la bâtisse qui tombait en ruine depuis déjà plusieurs années. Plus personne ne s’était occupé de cette demeure depuis la mort de la mère de Miyako et personne n’avait reprit l’endroit, la jeune fille étant la propriétaire légitime, ils avaient laissés les lieux à l’abandon. N’ayant pas de temps et surtout pas d’obligation quant à cette demeure familiale remémorant de mauvais souvenirs, je n’avais rien fait comme tous les autres membres vu village, laissant la pseudo végétation reprendre son droit sur cette terre sombre. Trop sombres mêmes… Les choses commencèrent à virer dans une obscurité dérangeante, les portes se retirant, laissant place aux murs tandis que les fenêtres disparaissaient.

Bordel, qu’est-ce qui était en train de ce passer ici ? C’était comme ci… comment dire, j’étais happé dans les ténèbres sans pour autant bouger de ma place. Cette sensation était plus que désagréable, mais je compris rapidement que ce n’était pas quelque chose de réel, quelque chose perturbait mon chakra et je savais exactement ce que je devais faire. Liant mes mains, je me mis à me concentrer du mieux que je pouvais, utilisant mon chakra pour nettoyer mon corps de cette illusion pas spécialement puissante, mais qui semblait efficace sur moi. Oui, je n’étais pas un spécialiste en Genjutsu et je tombais très facilement dans le panneau sans arriver à m’en sortir… sans utiliser énormément de chakra. La tache fut plutôt simple, mais un hurlement me sortit rapidement de ma rêverie.

Sans plus attendre, j’avançais à grands pas jusqu’à la première ouverture ou aurait du être présente une porte avant de tomber nez à nez avec une jeune femme aux cheveux mi-longs complètement affalée au sol, le regard perdu dans le néant. Apparemment, elle était elle aussi prise dans ce Genjutsu et je compris rapidement qu’elle semblait blessée au niveau du bras. Regardant tout autour de moi, les sens en éveille, je ne sentais pas d’autres personnes dans la pièce, il y avait personne autour de nous, ca ne pouvait être qu’elle qui avait lancé cette illusion générale en entendant ma voix. Elle était vraiment comme sa mère finalement… Posant un genoux au sol, je me penchais sur elle pour vérifier qu’elle était bien vivante.

๑ Miyako ?

Ma main sur sa tête, je déversais mon chakra dans son corps avait de la laver de cette illusion qui semblait la terrorisait. Je connaissais bien ses problèmes, mais malheureusement, je ne pouvais rien faire pour le moment. Je ne pouvais que lui offrir un nouveau départ qui serait certainement moins radieux que son ancienne vie. Elle ne pouvait plus marcher en arrière, rester dans le passé ne pouvait pas l’aider, mais je savais bien que la tache ne serait pas simple, surtout lorsque j’entendais tout ce qui ce passait à l’hôpital. Elle n’avait plus d’existence à proprement parler, elle n’avait plus que cette demeure en ruine… plus aucune attache, sauf moi, mais ça, elle ne le savait pas encore. L’appelant jusqu’à ce qu’elle revienne à elle, je ne pouvais que lui montrer un visage à moitié inquiet.

๑ Tu vas bien ? Tu t’es blessée… Tu peux te relever ?

De mon unique main, je lui portait assistance. La blessure ne semblait pas bien profonde, le sang ne coulant pas en abondance, mais il fallait faire quelque chose pour que cela cesse.


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Re: ๑ Vestiges d'une vie révolue

le Dim 10 Avr - 10:14



Mon prénom retentit une nouvelle fois. Et durant quelques secondes mon esprit amplifia une nouvelle fois l'illusion qui m'horrifiait. Finalement, mon corps se tendit avant de retrouver la réalité. L'obscurité disparut peu-à-peu, laissant place à la faible lumière qui illuminait la pièce. Je découvrais alors cet homme qui avait posé une main sur ma tête. Son unique main pour être honnête. Un visage inquiet, je ne savais pas qui il était. Mais j'avais peur. Peur de cet inconnu, de ce présent que je ne maîtrisais pas.

Il me demanda si j'allais bien. Si j'étais blessée. Si je pouvais me relever. Tant que question auxquelles je ne pouvais répondre favorablement. Si j'allais bien ? Non, je n'allais vraiment pas bien. Si j'étais blessée ? Oui, mais ce n'était pas cette coupure la plus grave. C'était celle que j'avais depuis la mort de mes parents. Une blessure béante qui ne cicatriserait jamais. La punition d'avoir trop voulu, d'avoir eu une trop belle vie. Et si je pouvais me relever ? Non, cela faisait des années que je n'avais pas relevé la tête.

Sa main m'aida à me relever. Encore sous le choc que cette illusion. Un peu amorphe, je ne pouvais que me laisser faire. Toujours silencieuse je me refusais à tout commentaire. Je voulais juste qu'il part. Un nouveau vent de panique envahit mon corps. La peur me dominait de nouveau et rapidement mon cerveau se mit à émettre de nouvelles illusions. Brève, mais efficace. Je voulais qu'il me lâche et qu'il s'éloigne. Je voulais qu'il disparaisse. Qu'il quitte les lieux... J'avais peur de lui, de cette proximité qu'il avait avec moi. De cette familiarité que je ne pouvais accepter d'un inconnu. Me dégageant alors de son emprise, je pris la fuite dans les étages délabré de la maison. Le plancher craquant sous mes pieds, et les murs tremblant sous mes pas précipités.

M'enfermant dans la dernière chambre, je m'isolais dans un placard. Espérant qu'il ne me retrouve pas. J'étais terrifiée. Passant alors mes bras autour de mes genoux, je me mis à basculer d'avant en arrière. Comme pour me sortir d'un mauvais rêve. J'avais besoin de me réveiller, de sortir de cette vie.

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Jōnin
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Re: ๑ Vestiges d'une vie révolue

le Dim 10 Avr - 11:12






๑ Vestiges d'une vie révolue ๑
[Miyako]


Le silence… il n’y avait que ça dans cette demeure. La jeune femme que je venais de sortir de l’illusion ne semblait pas encline à parler, mais se releva tout de même, le sang coulant toujours le long de son bras. J’étais presque choqué de constater qu’elle pouvait ressembler à sa mère, bien qu’elle semblait dans un piteux état et qu’elle n’avait plus de joie de vivre depuis déjà plusieurs années. Comme quoi… la vie pouvait basculer du tout au tout en un bref instant à cause d’un événement inattendu. J’étais moi-même un parfait exemple de cette triste réalité que tous les Shinobi affrontaient au moins une fois dans leur vie. La mort, les tragédies, c’est notre lot quotidien et cette jeune femme est une triste victime de ce sort diabolique.

Je n’étais pas certain qu’elle puisse un jour se relever, mais je ne pouvais que croire en elle. S’enfoncer encore plus dans son ancienne vie ne pourrait pas l’aider non… Et puis, j’avais promis de m’occuper d’elle, je n’avais plus le choix à présent qu’elle était lâché dans les rues. N’ayant pas vraiment d’enfants et n’ayant presque jamais été un véritable Sensei, je ne sais pas vraiment comment m’occuper des plus jeunes que moi, mais je ne vais pas avoir le choix. J’étais surement la dernière personne qui pouvait la connaître et qui pouvait s’occuper d’elle. Alors que j’allais lui expliquer qui j’étais, une nouvelle vision me vint à l’esprit.

Un message de la jeune femme, me voyant quitter les lieux pour la laisser tranquille. Apparemment, elle parlait à travers ses illusions, ça n’allait pas être simple pour moi qui allait tomber tout le temps dans le panneaux. Quittant les lieux, fuyant ma présence, la petite demoiselle monta à l’étage pour aller s’enfermer dans l’une des chambres. Lentement, je la suivais, connaissant cette demeure, ouvrant la porte avec force, cette dernière bloquée à cause de l’âge et de la dégradation du temps. Regardant à gauche à droite, je ne vis que le placard comme le seul endroit ou elle pouvait se cacher et je sentais aussi sa présence. Elle n’allait vraiment pas bien. M’adossant au mur à côté tout en me laissant tomber, j’allais lui parler pour tenter de la mettre en confiance.

๑ Cela fait longtemps que je ne suis pas venu ici… La dernière fois, tu ne devais pas avoir plus de cinq ans… Je suppose que tu ne te souviens pas de moi…

Attrapant une cigarette dans une de mes sacoches, je la glissais entre mes lèvres avec d’attraper un briquet pour allumer cette drogue diabolique. J’avais repris après la perte de mon bras, de mon œil et surtout de mon meilleur ami. C’était en quelque sorte un remède pour moi, bien que cela ne changeait pas grand-chose à la douleur qui habitait mon cœur à chaque instant de ma vie. Recrachant la fumée de ma bouche, je tournais ma tête vers l’endroit ou se trouvait la petite demoiselle, fille de mon ancien Sensei et qui était à présent sa petite protégée. Enfin… les choses n’étaient pas encore faites à vrais dire.

๑ Tu sais, j’ai bien connu ton père, c’était mon ancien Senseï… et aujourd’hui, comme il me l’a demandé, je vais m’occuper de toi afin que tu deviennes comme ton père, une Kunoichi.

Je n’étais pas certain qu’elle allait apprécier tout cela, mais autant être directe.


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Re: ๑ Vestiges d'une vie révolue

le Dim 10 Avr - 16:49



Il m'avait retrouvé... J'avais toujours aussi peur. Pourtant il n'ouvrit pas la porte. S'adossant ou se posant non loin de mon refuge. Mon corps entier tremblé de panique, je ne maîtrisais plus rien et à tous moment je pouvais craquer et commettre l'irréparable. Voilà pourquoi je ne voulais pas de ce monde. Car la réalité me faisait peur et perdre le contrôle. J'avais besoin de replonger dans la sombre innocence de mon âme. Il commença alors à parler. Il me connaissait vraiment ? Mais moi ? Moi je n'avais pas la moindre idée de qui il était. C'était un simple inconnue.

Et même en cherchant au plus profond de moi, je ne trouvais rien à son sujet. Mon âme, mon esprit ne le connaissait pas. À moins que je l'eus oublié, comme mon existence. Je sentis alors une drôle d'odeur. Amère et désagréable, comme une fumée toxique. Fronçant les sourcils face à cette odeur ragoutante, je finis toutefois par revenir sur terre. Ecoutant ce qu'il avait de beau à me dire. Ou ce qu'il allait essayer de me faire croire.

Sauf qu'il commença par mon père et presque automatiquement, mon esprit se défendit. Renvoyant les images de se ninja annonçant sa mort. La vision de ma mère s'écroulant sur le sol, cette vision se mit à tourner en boucle dans mon esprit. Ce propageant peu-à-peu au sien. Pour lui faire comprendre que ce n'était pas une bonne chose de parler de lui. Pas une bonne chose ne me torturer ainsi. S'occuper de moi ? Bien sur. Mon esprit explosa complètement . S'occuper de moi ? Mais in aurait pu le faire avant . Il aurait du le faire avant. Je n'avais plus d'avenir. Je n'étais plus rien. Il aurait pu s'occuper de ma mère. Il aurait du l'aider et à la place il avait attendu six ans pour venir. Il croyait quoi ?! Que j'allais m'en sortir ?

La douleur et la haine que je ressentais contre mon existence. Cette haine que j'éprouvais à n'avoir pu la protéger. Cette haine venait de ce répercuter sur lui. Le prenant bien plus au piège qu'avant. Je lui exposais les scènes d'horreur. L'annonce de la mort de mon père. Le corps inanimé et froid de ma mère au retour de l'académie. La douleur de la solitude. Ma descente aux enfers. Les camisoles, les pièces froides et vides, les drogues, l'oublie, la mort ... Ce n'ôtait qu'un dixième de ma vie, qu'un dixième de ce que je ressentais. Mais c'était déjà suffisant pour lui faire comprendre qu'il n'avait rien à faire ici. Je voulais qu'il parte, qu'il meurt, je voulais le détruire. Il n'avait pas le droit de dire ca, surtout maintenant. Alors qu'il aurait pu faire tant de miracle.

J'étais déchainé, je voulais vraiment le tuer. Au plus profond de moi, je ne souhaitais qu'une chose, le voir disparaitre. Pleurant à chaude larmes, j'étais incapable de bouger. Je ne pouvais que rêver de sa mort, que lui faire subir la vision précoce de sa disparition. J'avais un instinct de conservation plus puissant de mon âme. J'étais fragile. Je ne pouvais que me défendre, mais jamais bouger. Les larmes se mêlèrent au sang de mes bras. Je ne pouvais m'arrêter. J'avais peur qu'il reste, peur qu'il me tue davantage. J'avais peur de lui et son existence.

Muette, incapable de m'exprimer, je ne pouvais pas agir comme un humain normal. Je ne pouvais devenir comme lui, comme mon père. Il avait du courage, je n'étais qu'une folle pleurant sur les décombres de sa vie.

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Jōnin
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Re: ๑ Vestiges d'une vie révolue

le Lun 11 Avr - 12:34






๑ Vestiges d'une vie révolue ๑
[Miyako]


Ce n’était peu être pas la meilleur des solutions que j’avais prise. Parler de son défunt père, de l’homme qu’elle devait aimer de tout son cœur. Une vision me vint une nouvelle fois à l’esprit, je ne me défendis pas, désireux de voir ce qu’elle voulait me montrer. Elle ne parlait pas, du moins elle ne me parlait pas pour le moment, mais semblait me montrer des choses via ses illusions et pour le moment, c’était son seul moyen de communication. Deux hommes… deux Shinobi apparurent devant mes yeux, ce n’était autre que Kazuki et moi-même des années plus tôt, lorsque nous étions encore tous les deux unis par ce lien d’amitié si profond… avant qu’il ne perde la vie, avant qu’il ne se sacrifie pour m’offrir une seconde chance. Mon bras et mon œil était partit, cela me produisait de nombreuses souffrances, mais jamais autant que celle de la perte de mon meilleur ami.

Les événements continuèrent et me firent mal au cœur, peu être pas autant que la petite demoiselle, mais cela m’avait profondément touché de ne plus avoir mon Sensei, bien que celui-ci n’est jamais été tendre avec nous. Puis vint le moment ou la mère s’effondra totalement au fil des jours, cette dernière mourant d’amour. Triste histoire que celle-ci, cette mère aimant un homme jusqu’à se laisser mourir et ne rien faire pour son unique enfant. Je n’avais jamais compris ce qu’elle avait pu ressentir, comment elle avait consciemment fait ce genre de chose, mais ce n’était pas à moi de juger. En quelques instants je vis la descente aux enfers de la petite fille qui après la mort de sa père, ce fut celle de sa mère et finalement la folie qui la rongeait prit le dessus, l’obligeant à vivre à l’hôpital. Des moments horribles que je ne souhaiterais à personne ou presque.

Vint enfin les visions qui me chamboulèrent, la vision de ma propre mort ou plutôt de mes propres morts. Miyako voulait me voir mort après lui avoir parlé de son père, de sa famille, remémorant les moments atroces de sa vie. Enfin, elle avait une imagination débordante quand elle voulait me voir mourir. Liant les mains, j’utilisais une nouvelle fois la technique du Kai pour me libérer des illusions qu’elle n’arrêtait pas de lancer à mon intention. A force, elle allait s’épuiser à trop en faire et j’avais bien peur qu’elle ne tombe de fatigue, chose qui n’était pas vraiment conseillé pour les jeunes enfants. Lâchant mon esprit de toute ces illusions, je me redressais avec difficulté avant d’empoigner la garde de mon sabre et en deux coups, je découpais la porte.

Faisant un pas sur le côté, cette dernière tomba à mes pieds, me révélant la jeune demoiselle en train de pleurer à chaudes larmes, la tête enfouit dans ses jambes, ses bras entourant ces dernières. Je n’aimais pas être violent avec les plus jeunes, mais je n’avais pas le choix. Rangeant ma lame, j’attrapais le bras de la jeune femme pour la remettre sur pied avant de la sortir du placard et de lui assener une baffe qui marqua sa joue droit. Mon seul œil montrant que je n’étais pas franchement content de subir autant d’illusion et que je n’aimais pas non plus son comportement actuel. Que diraient ses parents s’ils étaient la ? Non, ce n’était peu être pas la meilleur des solutions en fait. Sous ma baffe, je la sentais fébrile et fatiguée, je devais y remédier.

๑ Cesse donc avec ces illusions. Tu ne vois pas que ça te fait du mal ! Parle moi au lieu de me montrer ce que tu veux…

Soupirant, je la pris finalement dans mon seul et unique bras. Ce n’était pas la meilleur des solutions, mais je ne voyais que ça à faire pour la faire arrêter de pleurer, pour lui montrer qu’il était la pour elle. Je me sentais responsable de son état après tout, j’aurais pu m’occuper d’elle bien plus tôt… mais le destin en avait voulu autrement et aujourd’hui j’étais le dos au mur, j’avais promis, j’avais juré et je devais honorer la promesse que j’avais faite. Finalement, après ce bref contact je fis un pas en arrière tout en regardant tout autour de moi.

๑ Tu ne voudrais pas aller manger quelque chose de chaud ? Il fait froid ici…



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Re: ๑ Vestiges d'une vie révolue

le Ven 19 Aoû - 11:51

Vouloir le voir mort, encore et toujours. Vouloir qu'il quitte les lieux pour ne jamais y revenir. Je ne voulais pas de lui. J'avais peur de lui, peur de ce qu'il me disait. Il l'avait connu bien plus longtemps que moi. Il n'avait pas le droit. Je le haïssais, je le détestais. Je voulais qu'il meurt. Pourtant encore une fois, il quitta le monde funeste que je lui imposais. Il s'échappait encore. Pourquoi ne voulait-il pas mourir, ou bien même partir. Je ne le supportais plus. Et puis la peur revient. Il découpa la porte qui me protégeait encore de lui. Il brisa mon dernier rempart. Dégage, laisse moi.

Les larmes coulaient le long de mon visage. Je ne voulais pas qu'il parle, je voulais qu'il arrête. Stop. Je sentis mon bras subir une pression, puis, l'on me força à me relever. Tremblante. Et puis ma joue se mit à me bruler, alors que mon corps tituba un instant. Il venait de me baffer. Le regardant alors, j'avais peur de la suite. Ne sachant plus quoi penser, ni quoi faire.

Il reprit alors la parle et ce qu'il dit changea alors de ses précédents discours. Il me demanda de cesser mes illusions. Me demandant si je ne remarquais pas que je me faisais du mal à moi-même. Il était furieux, si bien que lorsqu'il me demanda de parler au lieu de l'attaquer, je faillis le faire. Sauf que j'avais que depuis trop longtemps cessé de parler. Et que ma voix s'était éteinte dans ma gorge. Il me prit alors dans son unique bras. Me permettant de reprendre pieds avec ma réalité. Qui était-il pour me faire ça ? Me poussait à vouloir le tuer, me rappeler des choses que je ne voulais pas voir, mais en même temps calmer mes pleures et frustrations.

Il finit par faire un pas en arrière, me laissant presque tremblante. Je devais lutter pour ne pas m'effondrer. Il me demanda alors si je ne voulais pas aller manger quelque chose de chaud, affirmant alors qu'il faisait froid ici. Pas plus qu'à l'hôpital … Je hochais alors la tête. Le suivant timidement, j'avais peur de retomber dans la folie. À tout moment je pouvais sombrer. Je ne me contrôlais pas vraiment, je n'avais jamais chercher à le faire en même temps. Il m'emmena finalement dans une sorte de je ne sais quoi. Endroit bien plus chaud que la maison c'était un fait établi. Mais surtout, beaucoup de bruit, beaucoup d'odeur que je ne connaissais pas. Beaucoup de regard aussi. J'étais perdu, presque terrorisé par ce qui m'entourait. J'avais peur qu'à la moindre panique je … Je reperde pieds.

Je finis alors par me coller à … Il s'appelait comment déjà ? Je pense qu'il ne me l'avait pas vraiment dit. Alors qu'il s'avançait d'un pas assuré, il nous arrêta dans le fond de l'endroit. Me laissant m'asseoir, avant de le faire à son tours. J'ouvris alors la bouche, mais aucun son ne sortait. Comment étais-je capable de crier alors qu'une simple phrase ne pouvait passer la barrière de mes lèvres. Essayant une nouvelle fois, se fut une voix éteinte qui s'échappa de ma gorge.

— Vous vous appelez comment … ?
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Re: ๑ Vestiges d'une vie révolue

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